Alexander Zverev a une nouvelle fois critiqué l’actuelle formule de la Coupe Davis, estimant que le tournoi n’a plus l’âme qui faisait sa légende. Selon lui, la Zverev Coupe Davis version moderne ressemble désormais davantage à une exhibition qu’à une véritable compétition internationale.
Zverev Coupe Davis : un constat dur mais assumé
À une semaine de la phase finale, prévue du 18 au 23 novembre à Bologne, les critiques se multiplient.
Après Jannik Sinner et le président de l’ATP Andrea Gaudenzi, Alexander Zverev s’ajoute à la liste de ceux qui regrettent la disparition de “la vraie Coupe Davis”.
Il confirme qu’il jouera bien avec l’Allemagne, mais sans enthousiasme.
“La vraie Coupe Davis, ce sont les matches à domicile ou à l’extérieur”
Pour Zverev, l’esprit de la compétition s’est perdu :
- fin des rencontres à domicile ou en déplacement,
- format condensé sur quelques jours,
- quarts, demies et finale en une seule semaine.
« Dans un sens, c’est une exhibition et on l’appelle Coupe Davis », affirme-t-il, résumant parfaitement la position de la Zverev Coupe Davis actuelle.
Des critiques déjà présentes chez d’autres joueurs
Jannik Sinner avait récemment déclaré qu’il n’avait “jamais joué la vraie Coupe Davis”.
Il cite l’exemple d’un match États-Unis – Australie disputé à Bologne : pour lui, ce n’est pas représentatif de l’esprit historique du tournoi.
Zverev enfonce le clou, évoquant ses souvenirs de rencontres légendaires, notamment face à Rafael Nadal dans une arène de corrida :
« C’est ça, la vraie Coupe Davis. »
Pourquoi Zverev joue-t-il quand même ?
L’Allemand avoue qu’il se rendra à Bologne uniquement pour soutenir ses coéquipiers :
- Jan-Lennard Struff n’aura peut-être plus beaucoup d’occasions de remporter le trophée,
- idem pour l’équipe de double,
- et ses partenaires ont insisté.
Il l’admet ouvertement : sa présence n’a “rien à voir avec la Coupe Davis en elle-même”.
Une rupture profonde entre la nouvelle génération et la compétition
La fracture semble complète.
Même si les critiques sont nombreuses, il faut rappeler que l’ancienne formule était déjà critiquée avant la reprise par Kosmos en 2018.
Les stars du circuit invoquaient déjà un calendrier trop chargé.
Changer la formule ? Des pistes existent
Revenir à l’ancien format paraît impossible.
Mais certains joueurs imaginent une Coupe Davis :
- disputée tous les 2 ans,
- ou même tous les 4 ans,
- avec un retour aux week-ends à cinq matches.
Cela pourrait redonner du prestige à la compétition, que plusieurs joueurs estiment aujourd’hui dénaturée.


