La Fédération française de tennis (FFT) a confirmé ce lundi que Roland-Garros 2026 conservera ses juges de ligne, contrairement aux autres tournois du Grand Chelem qui ont adopté l’arbitrage électronique. Cette décision, prise lors du comité fédéral, vise à « mettre à l’honneur l’excellence de l’arbitrage français » et à préserver une tradition forte de l’épreuve parisienne.
🎾 Roland-Garros, dernier bastion du tennis mondial
Depuis 2025, Wimbledon, l’US Open et l’Open d’Australie se sont ralliés à la technologie. L’ATP a même supprimé les juges de ligne sur l’ensemble de son circuit masculin depuis janvier 2025. Roland-Garros devient donc le dernier Grand Chelem à conserver cette présence humaine sur le court.
Selon Gilles Moretton, président de la FFT :
« On est le meilleur pays pour fournir des arbitres sur le circuit. On a cette fierté, on a une formation. On est une référence et on souhaite le rester. »
⚖️ Une décision qui met en avant la formation française
La FFT insiste sur le rôle formateur de cette décision. Les juges de ligne permettent d’alimenter la filière arbitrale française et internationale. Sans eux, de nombreux jeunes officiels n’auraient plus de terrain d’apprentissage.
Pour Lionel Ollinger, vice-président de la FFT :
« Nous sommes les gardiens du temple. Maintenir les juges de ligne, c’est préserver une culture et un savoir-faire reconnu dans le monde entier. »
🔮 Jusqu’à quand cette exception tiendra-t-elle ?
Si la FFT affirme vouloir maintenir les juges de ligne « tant que possible », elle admet que la pression pourrait venir des joueurs. Si ceux-ci exigeaient unanimement le recours exclusif à l’arbitrage électronique, Roland-Garros devrait suivre le mouvement. Mais pour 2026, le tournoi parisien se distingue encore en tant que dernier bastion de l’arbitrage humain.
